lundi 12 avril 2010

ECHEC AU FRELON ASIATIQUE : il faut piéger la Reine

Une deuxième information de Joseph Gonzales :


Début avril, la municipalité de Flourens a diffusé le plan d’un piège pour frelon asiatique.

Cette démarche est très utile. Afin d’amplifier son efficacité voici quelques informations complémentaires (voir en bas) :

- Trou d = 7 mm pour éviter de piéger des abeilles et des frelons européens.

- Grille de protection pour éviter que les insectes ne tombent dans le liquide appât.

- L’appât peut être avantageusement constitué par du jus de pomme

- Un couvercle peut empêcher l’introduction d’eau de pluie dans le piége

Le piège peut-être réinstallé en automne si la présence de frelons est détectée à cette période.

Si des frelons sont capturés :

- Signalement à la Mairie, préfecture, ou site FREDEC

- Les frelons capturés peuvent être envoyés à la FREDEC pour identification, ainsi que des échantillons de nids éventuellement.


Voici maintenant quelques informations générales sur cet insecte :

Origine :

Originaire d'Indonésie, cet insecte est détecté pour la première fois en France dans le Lot & Garonne en 2005. Ce frelon nidifie sous des abris aérés, dans la frondaison des arbres et dans le creux des murailles. Le nid est de forme quasiment sphérique et atteint souvent plus de 40 cm de diamètre. Belliqueux comme le frelon européen (Vespa crabro), il est préférable d'observer son nid au minimum à 5 mètres de distance pour éviter tout risque d'attaque.

Le frelon asiatique est considéré comme plus agressif que le frelon européen.

Danger pour l’homme

Quelle que soit l’espèce de frelon, ses piqûres sont potentiellement mortelles

tout frelon (« européen » ou « asiatique ») attaque pour protéger son nid, des frelons montent la garde dans les 5 mètres autour du nid.

Certaines piqûres (abeille, guêpe, frelon...) sont douloureuses et entraînent des réactions du système immunitaire, selon la sensibilité de chaque être humain et la localisation des piqûres : symptômes cutanés, allergie (choc anaphylactique), problèmes respiratoires, digestifs, cardiaques voire neurologiques. L’obstruction des voies respiratoires et le choc cardiovasculaire peuvent entraîner la mort.

Danger pour les ruches

Le frelon asiatique peut détruire entièrement une colonie d'abeilles, en se relayant en continue devant la ruche pour attraper les abeilles ou en enlevant directement leurs larves à l’intérieur.

Quels sont les moyens de lutte

De février à mai le piégeage des reines est très efficace car chaque reine ébauche au printemps un nouveau nid et développe une nouvelle colonie.

Une reine capturée à cette période ce sont environ 1500 frelons potentiels supprimés.

La destruction des nids, si possible avant début août, permet aussi de limiter la propagation de l’espèce. Cette destruction doit être effectuée dans des conditions très précises

Un nid de 60 cm de diamètre « mal détruit « est reconstruit à 40 cm en 1 semaine.

Pour des informations complémentaires:

- www.api-connaissance-sanitaire.fr/frelon_piege.pdf

- www.fredec-mp.com/lut-col/vespavelutina_biologie.pdf

- www.fredec-mp.com/fredec/zna/frelon-asiatique.pdf

- www.fredec-mp.com/lut-col/frelon.html

Contact Midi-Pyrénées :

Fredec Midi-Pyrénées 05.62.19.22.30 - www.fredec-mp.com


AGROFORESTERIE par l’association Arbres et Paysages d’Autan

En complément de notre dernière "Rencontre" sur le thème de l'agriculture, notre ami Joseph Gonzalès nous communique l'information suivante, que nous nous faisons un plaisir de vous transmettre :

Agroforesterie.

Produire avec les arbres pour une agriculture différente

"L’agroforesterie » est le mélange d'agriculture et de forestier. Il s'agit de combiner deux types de productions sur une même parcelle :
- une production agricole : culture, bétail, prairie, …
- une production forestière : bois d'oeuvre, bois de chauffage, fruits, …
Jusqu'à ce jour, les associations de « planteurs de haies » oeuvraient pour la replantation de haies autour des parcelles agricoles, au bord des routes. La mise en oeuvre de l'agroforesterie vient en complément de ces actions et réintroduit l'arbre au sein même des parcelles agricoles. Des financements européens et régionaux devraient venir aider les agriculteurs qui souhaitent se lancer dans l'aventure. "

Redonner une place à l’arbre rural…une disparition rapide mais pas irréversible.
En un siècle, le nombre d’arbres de plein champ en France a été divisé par 3 ; le bocage par 4.
L’arbre isolé gênait le passage des machines, la haie empêchait l’agrandissement des parcelles.
La modernisation du machinisme, le remembrement de 15 millions d’hectares depuis 1945, et la disparition progressive des petites exploitations au profit d'exploitations géantes et la simplification des assolements, sont les principales causes de ce déclin.
L’agriculture et les paysages agricoles ont changé. L’efficacité à court terme des engrais chimiques a fait oublier que l’arbre protège et fertilise les sols… L’énergie facile et bon marché du pétrole a remplacé les stères de bois.

Arbres ou cultures, faut-il choisir ?
Les systèmes agroforestiers traditionnels, dont certains remontent à l’Antiquité, nous apportent une certitude : arbres et agriculture sont complémentaires.
Contrairement à une idée reçue, beaucoup d’agriculteurs souhaitent redonner une place aux arbres champêtres sur leur exploitation. Les motivations sont à la hauteur des nouveaux enjeux de l’agriculture : maintenir la fertilité des sols, renforcer la lutte biologique, diversifier les revenus de l’exploitation, réduire les intrants…
Dans le Dauphiné, les nuciculteurs cultivent entre les noyers depuis l’époque des Romains
Les prés vergers normands qui réunissent pommiers et vaches sont l'image même de la campagne bucolique.

Des arbres à leur place.
L’agroforesterie d’aujourd’hui s’inspire de celle d’hier, mais s’adapte aux contraintes des exploitations modernes : rangées d'arbres espacées en fonction de la taille des engins agricoles, variété dans le choix des arbres, …

Inventer, créer, modeler …
Depuis 20 ans, plusieurs équipes de recherche étudient le fonctionnement des associations agroforestiéres et proposent des systèmes innovants, productifs et rentables.
Redécouvrir l’arbre comme facteur de production, investir dans un capital pour le futur à moindre coût, répondre à des enjeux agro-environnementaux forts, rechercher des cultures adaptées aux arbres, il existe mille et une agroforesteries à imaginer et à mettre en place.

Produire plus en agroforesterie
L’association arbres-cultures est plus productive qu’un assolement agriculture forêt !
Lorsque l’on compare l’agroforesterie à un assolement où on sépare les cultures d’un coté et les arbres de l’autre, la production de biomasse est de 10 à 60 % supérieure.
Un exemple :pour des parcelles de peupliers et de céréales, l’INRA a montré qu’une exploitation de 100 ha en agroforesterie produira autant de bois et de grain qu’une exploitation de 140 ha cultivant d’une part des céréales et d’autre part des peupliers.

L’arbre rural au cœur de la biodiversité.
L’arbre modifie et diversifie le microclimat, (température,humidité, vent, luminosité…) ce qui favorise des communautés vivantes variées.
Les lignes d’arbres abritent souvent des auxilliaires qui pourront intervenir plus efficacement en cas d’attaques de ravageurs de cultures.

Vers un équilibre des sols.
Par leurs racines profondes les arbres remontent des éléments nutritifs issus des horizons profonds et en particulier le la roche-mère

Les arbres créent un filet racinaire.
Les alignements d’arbres fonctionnent comme des diguettes et limitent le ruissellement. Ce terrassement crée des zones d’infiltration le long des lignes d’arbres et freine l’érosion de surface.


Pour en savoir plus,

les Amis de la Terre Midi-Pyrénées vous invitent à la réunion plénière
du mardi 27 avril 2010 à 20h30 à la Médiathèque José Cabanis (Métro Marengo)

avec pour thème principal
L'agroforesterie : pour une agriculture durable
Conférence débat présentée par l’association « Arbres et Paysages d’Autan »